venerdì 3 luglio 2015

Brève conversation avec Théophile Gautier (21 Juin 2015)


Brève conversation avec Théophile Gautier (21 Juin 2015)



Rome, lundi 22 juin 2015



J'ai découvert, avec mienne grande surprise, d’avoir beaucoup d'amis : au moins à moi il semble ainsi qu'il soit.

Flaubert, Gautier, Balzac ; le grand Hessien, Amedeus, Stéphane, Marcel, Fernando ! Tous mes grands amis, nés au XVIIIe ou XIXe siècle, avec lesquels je parler et rire de bon cœur.

L'autre soir, samedi, après le Minuit, j’ai parlé avec Théo.

Parmi d'autres choses, je lui ai aussi demandé de d'Albert : je voulais comprendre comment et parce qu'on arrive au degré de concupiscence auquel je suis arrivée.

Il a rit de moi, et affectueusement et lentement il m'a répondu: « sensus carnis vs. carnalis concupiscentiae ».

À qui je lui dis, et tout de suite je lui demande : « Pourquoi tu crois que la femme à qui j'aspirais était pour carnalis concupiscentiae ? ».

« Ma va là.. tu ne sais pas de ce que tu parles ».

Je reste interdit. Je ne sais plus quoi dire.

Et alors il me fait : « Qu'est-ce que tu voulais de cette femme : l'âme ? Que stupide que tu es ;  Dedalus ? il est il, peut-être, que cela t'a enseigné ? ».

« Mais je connais Balzac aussi ! », je réponds rapide et légèrement altéré.

« Honoré ? Il n’est pas si intelligent comme beaucoup des gens disent encore. En outre, il est resté avec son embonpoint, qu'il le rend encore ridicule.

Et tu ne l'ai jamais vu quand il se pose comme un bohémien ? Avec ce petit bâton tout de travers et ce cylindre en tête qui semble plus un bidon d'ordures qu'un chapeau ?

Et l'odeur ! il exhale une odeur repoussante ; et ceci explique parce que il n'a jamais eu aucune relation avec des jeunes femmes : seules les femmes, nous disons, ‘mûres’, que puis au bout son celles qui l'approchaient seulement pour la réputation qui allait acquérant : voir le cas de la comtesse Évelyne, la Hańska, polonais femme vraiment détestable et aussi un peu insolente et vaniteux ; un peu comme la Marquise de Listomère qu'il a décrit in Etude de femme.

En chaque cas, même si aujourd'hui personne ne voudra le reconnaître, il était un hypocrite digne représentant de la bourgeoisie parisienne le plus torve, parce que, après le succès retentissant que j'avais eu avec Mademoiselle de Maupin, il faisait de tout pour m'obscurcir ou me mettre en ombre ; et sans que j'en m’inquiète pas du tout !

Et celui-ci fut ce que mes amis me dirent pendant ces mardis à la maison de Stéphane, que lui, Honoré, au contraire de moi, après mort il ne voulut pas fréquenter jamais.

Mon cher Gérard [1] me dit, en effet, qu'il le voyait souvent à la rédaction du “Chronique”, de lui de peu acheté, pendant que, avec ton troublé, il parlait à Jules et à Victor [2] de moi. Il voulait, obligatoirement, qu'ils ne publiassent pas aucun article sur ce qui, avec grand plaisir, j’avais écrit [3].

En effet, avant déjà, il m'avait contraint à abandonner le “Chronique” pour La Presse et ne me pas avoir plusieurs en rédaction, malgré je fis de tout pour lui procurer réputation avec mes mirobolants portraits sur lui.

Mais je ne m'en préoccupais pas : je savais, en effet, qu'il était toujours à la chasse d'argent, que puis il se faisait fregare comme un dément, et s'il y avait quelqu'un qui pût l'obscurcir au niveau d'édition ce, pour lui, j'étais seulement je ; et cela me suffisait, parce que la chose me faisait rire.

Pauvre idiot !

Le bon Charles [4] même avait une très mauvaise opinion de lui. D'ailleurs, peu avant de mourir, il m'avoua d'avoir arraché avec dégoût l'Eugénie, parce que plus qu'un roman historique, et comme type à l'époque d'impact d'édition sûr, il semblait la chronique de comme il n'eût pas réussi à faire argent.

Bavardages à la partie, pour ta concupiscence, je te souhaite de la dépasser : il succède à tous. Parles en, plutôt, avec Stéphane : il en sait très plus que je. Aux prochains samedis ».



PS. Excusez-moi pour ma traduction un peu grossière..





[1] De Nerval, son ami de lycée.

[2] Sandeau (Le « petit Jules », à l'époque désespérée pour le très beau George Sand, finit par être admis à l'Académie française alors que le « titan Honoré » ne le fut jamais) et Hugo.

[3] « La Morte amoureuse, déjà publié dans le “Chronique”. En effet, que ma Maupin il faisait enrichir Renduel et il me rendait 'célèbre', il le faisait devenir fou d'envie », cela ajouta, enfin, Théo.


[4] Baudelaire.

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